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Tant qu’avril ne décline pas, on n’a pas fini d’hiberner !

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L'esprit Jardin par L'Esprit Jardin • 18,Avril 2019 Suivez L'esprit Jardin

Préserver le sol des agressions en le couvrant
Jusqu’à présent, je vous ai proposé de réfléchir aux principes de rotation et d’association des cultures, à l’utilisation de semences saines et biologiques, à travailler le sol le moins possible pour le préserver. Pour ce mois d’avril, je vous suggère de réfléchir au concept de « couvrir un maximum le sol », nous explique Chantal Van Pevenage.

Couvertures ou paillis
L’été, le paillis limite le désherbage et l’arrosage et il nourrit le sol. Le paillage mis en place en automne peut retarder le réchauffement du sol, surtout sur un sol argileux.

Une quinzaine de jours avant les semis, il sera donc nécessaire de dégager partiellement le paillis pour lui permettre de se réchauffer, puis de le recouvrir avec un tunnel plastique ouvert aux extrémités pour ventiler et assécher la terre de surface.
Réchauffée et asséchée, la terre sera plus favorable à la germination des premières graines, tout en limitant l’attaque des limaces. L’hiver, le paillis protège les plantes du froid, limite l’érosion du sol. Gain de temps et d’énergie sont ainsi au rendez-vous ! Autant de raisons d’adopter ou de généraliser cette pratique, en variant les matériaux utilisés.

Plusieurs formules s’offrent au jardinier. Je préconise d’utiliser ce qui est à portée de main pour éviter de dépenser des sommes folles, mais aussi parce que faire venir des produits de bien loin participe au réchauffement climatique et parfois au pillage de certaines ressources naturelles.

Sachant cela, il nous incombe d’adapter notre comportement. Pas besoin donc d’acheter des coques de cacao (qui viennent de très loin !) pour pailler notre potager !

Quels types de paillages et pourquoi ?
Pas mal de possibilités s’offrent au jardinier. La liste est donc longue ! En voici une dizaine avec leurs propriétés et leurs utilisations possibles :

BRF/déchets de tailles :
Carbone, minéraux, acides aminés, protéines. Mélanger de préférence au compost. Sur le potager, suivant certaines conditions, pour éviter la faim d’azote.

Cartons :
Carbone. Pas de traçabilité concernant les cartons et leurs colles : à n’utiliser que de temps en temps.

Cendre de bois (bois de chauffage « propre ») :
Phosphore, potasse, calcium, silice, chaux, oxydes de magnésium, de fer et de manganèse. Tamiser et utiliser les particules avec parcimonie. La potasse favorise le développement des fleurs et des fruits, et améliore le compost. Peut s’étendre sur la pelouse pour la régénérer.

Compost bien décomposé :
Sa couleur foncée capte la chaleur. Il nourrit, améliore et protège le sol. Apport équilibré si proportions respectées du rapport carbone/azote de 30 parts de carbone pour 1 part d’azote.

Consoude broyée :
Calcium, phosphore, potassium, azote, vitamines (A, carotène, C, B12, E…), métaux et oligoéléments : fer, silice, zinc… Stimule la flore microbienne du sol et la végétation. Bon fertilisant. Favorise la germination des graines et le développement foliaire. Insecticide et fongicide.

Déchets de table « frais »/fanes de légumes :
Azote essentiellement.

Engrais vert fauché :
Épinard : favorise l’absorption du fer chez les plantes voisines.
Féverole, Lotier corniculé : fixent l’azote de l’air dans le sol
Moutarde blanche : décompacte, désinfecte, fertilise.
Phacélie : décompacte. Apport de matières organiques.

Feuilles mortes en mélanges d’essences :
Pour éviter d’acidifier le sol. Sont une excellente protection contre le froid hivernal et source d’humus après décomposition

Foin :
Azote, bon couvre-sol ; peut toutefois apporter des herbes « indésirables » si le foin est en graine.

Quand pailler ?
Toute l’année ! ! Le paillage devrait faire partie des gestes courants du jardinier. Chaque fois qu’il va chercher des légumes, il laissera les plants des légumes récoltés ou les fanes… sur le sol.

Le jardinier prend, mais il doit absolument rendre à la terre !
Si la surface est couverte d’herbes « indésirables » (pas trop abondantes quand même, et sans les « mauvaises herbes » comme le rumex (Rumex crispus), le chiendent (Elymus repens) ou le chardon commun (Cirsium vulgare), sinon cette technique ne convient pas !), le jardinier effectuera un « semis direct », en binant et hachant ces dernières. Elles seront laissées sur le sol et serviront de couvert. Semis et repiquage s’effectueront en écartant ce couvert végétal. Ce travail s’effectuera par temps sec afin que les « indésirables » puissent sécher.

Notre petit conseil :
Chaque plante émet des principes actifs phytochimiques qui renforcent ses propres défenses naturelles. Il faut donc planter des variétés qui « se complètent » à proximité les unes des autres. Exemple : le voisinage de l’épinard et la courgette rend le poireau – légume difficile à digérer – plus doux et plus digeste.

Durant ce mois d’avril, pensez aux travaux suivants :

Dans la serre
Semer les poireaux pour une récolte d’automne, les courges, cornichons et les amarantes en poquet, chou-fleur, chou-rave, chou-navet, rutabaga, céleri… Repiquer les céleris une première fois, en pot ou en caissette (si semés en février).

En pleine terre
Semer betterave, cerfeuil, chénopode, épinard, cresson, panais. Les semis de carottes, pois, fèves, laitues, pourpier, navets, se poursuivent. Commencer à repiquer certains choux. Continuer la plantation des pommes de terre. Planter des pieds de fraisiers.

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