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Réussir la culture des tomates

par L'Esprit Jardin • 3,Juillet 2019 Suivez L'esprit Jardin

Il est encore temps d’acheter vos plants pour les récolter cet été ! De très nombreux jardiniers amateurs cultivent les tomates au jardin, et pas seulement des rouges ! Les variétés plus spéciales sont très recherchées : tomates blanches, jaunes, vertes, noires, en forme de poire, de groseille… Le choix est très vaste et peut paraître déconcertant, mais toutes ces tomates ont un point commun : la manière de les cultiver. Deux solutions de départ s’offrent à l’amateur pour débuter sa culture de tomates : le semis ou l’achat de plants. Pour semer et récolter cette année, c’est trop tard.

Alors, optez pour l’achat, solution ô combien facile !

Portez toujours votre choix sur des plantes bien trapues et en bonne santé. Évitez à tout prix les plants qui ont manifestement filé (tiges longues et minces), car elles ne donneront que des plantes fragiles et beaucoup plus sensibles aux maladies, comme le mildiou. 

Autre conseil : n’achetez pas vos plantes trop tôt dans la saison, car leur sensibilité au gel ou, tout simplement, aux températures trop fraîches, est importante. Des températures trop basses au printemps vont provoquer un arrêt de végétation, ce qui n’est jamais bon pour le futur des plantes.

Revers de la médaille : le choix des variétés de tomates vendues en mottes ou en pots reste assez limité. Généralement, ce sont des variétés hybrides, mais on rencontre parfois un maraîcher passionné qui propose des variétés anciennes.

En extérieur, on attendra la fin des saints de glace (vers le 15-20 mai) pour installer les tomates au jardin, et même début juin en Ardenne.

En serre comme au jardin, il est important de respecter les distances de plantation. Entre 2 plants de tomates, on laissera un écart minimum de 60-70 cm. Cela peut paraître énorme, mais il faut éviter à tout prix que le feuillage des plantes ne forme une masse compacte et enchevêtrée : la concentration en humidité y serait bien trop importante et favoriserait l’apparition des maladies cryptogamiques.

Enterrer une partie de la tige

La tomate émettant facilement des racines adventives, il ne faut surtout pas craindre d’enterrer une partie de la tige (retirez proprement les éventuelles petites feuilles de la base) ; cette technique permettra d’obtenir des plants bien plus vigoureux et donc plus productifs. Comme un pied de tomate peut atteindre une belle hauteur et porter de nombreux fruits parfois assez lourds, il est bon de prévoir un tuteurage adéquat et facile d’entretien.

Les tuteurs en bois couramment utilisés par le passé sont loin d’être idéaux, car ils se dégradent assez rapidement et surtout ils constituent un support adéquat pour les spores des champignons responsables de maladies. On ne rencontre pas ce type d’ennuis avec les tuteurs en bambou, qui ont une bonne durée de vie et facilitent le nettoyage et la désinfection avec de l’alcool à brûler (pas d’eau de Javel !) Les tuteurs métalliques en spirale sont eux aussi appréciés, mais choisissez-les de très bonne qualité.

Elle aime/elle n’aime pas

La cohabitation entre plantes n’est pas une légende ou une invention d’un jardinier fou : cela se vérifie constamment, aussi bien au potager que parmi les massifs décoratifs. La tomate n’est pas dérangée par le voisinage des carottes, oignons, persil, choux verts, frisés et cabus, céleris et basilic. Par contre, elle ne semble pas apprécier les pommes de terre, le fenouil, les concombres, les haricots et le chou-rave. Autant le savoir !

Paillage, arrosages et températures

En principe, si on a saturé la terre en eau avant la plantation et qu’un épais paillis a été mis en place (paillettes de chanvre ou pellets de paille de blé, par ex.), il ne faudra arroser qu’en cas d’absolue nécessité. Si cette saturation en eau n’a pas été effectuée, il faudra absolument veiller à garder une humidité constante du sol. Des alternances de sécheresse et d’humidité excessive provoqueront immanquablement l’éclatement des fruits (=le fameux « cul noir » de la tomate).

L’arrosage doit toujours se faire au pied des plantes. Il ne faut jamais mouiller le feuillage ! Idéalement, on préférera utiliser de l’eau de pluie à température ambiante pour éviter un choc thermique au niveau des racines.

En ce qui concerne les températures, il est intéressant de retenir qu’un écart de 6-7°C entre la chaleur diurne et la chaleur nocturne est une excellente chose pour une bonne fructification. De toute manière, la température du jour ne peut jamais descendre en dessous des 12°C et la température nocturne en dessous de 8°C.

 

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