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Oeufs et poussins…

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L'esprit Jardin par L'Esprit Jardin • 29,Mars 2016 Suivez L'esprit Jardin

Pâques ne serait pas vraiment Pâques sans les œufs et les poussins ! En chocolat, en sucre, peints ou encore cuits. L’œuf est le symbole de la renaissance, de la vie et de la fertilité. Donner des œufs en cadeau à Pâques ou pour célébrer l’arrivée du printemps est une coutume installée depuis des siècles.

On aime les traditions, surtout quand elles sont bonnes et quand elles se transmettent de génération en génération. Chaque année, c’est le même rituel : les enfants partent à la chasse aux œufs dans le jardin à la découverte de poules, lapins, canards, et œufs en chocolat : un moment de bonheur, d’heureux souvenirs d’enfance pour petits et grands !

Avec le printemps, les journées se refont plus belles, plus douces, et les activités extérieures reprennent leur droit. Insensiblement, l’envie d’acquérir quelques poules nous reprend. La poule peut se révéler être un atout et une agréable compagnie, avec peu de contraintes si on lui donne une chance de s’intégrer.

Les poules, tout comme les plantes, apportent un « plus » à un jardin : leurs couleurs ne manquent pas d’intérêt, mais elles donnent de la vie et elles chantent…si les poules restent discrètes, le coq apporte une touche originale pour qui sait l’apprécier.

Et puis, une poule c’est sympathique. C’est un animal de compagnie qui, certes, n’accourt pas à l’appel de son nom, mais reconnaît tout même celui qui s’en occupe.
Elle séduit les personnes et s’inscrit comme un très bon outil pédagogique pour les enfants.

Préparer Pâques en famille est important pour les enfants. Les activités ne manquent pas : le coloriage des œufs ou encore, pour les plus grands, du bricolage sont au programme.

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Des œufs  de différentes couleurs
Savez-vous que certaines poules pondent des œufs de différentes couleurs  ? Des œufs blancs, des saumonés, des dorés, des bruns, et même des bleu-vert !

La coloration de la coquille d’œuf est d’origine génétique ; elle varie selon la race de la poule, mais n’a rien à voir avec la couleur de son plumage.

La taille et la couleur de la coquille d’œuf ne sont pas un gage de goût ni de qualité.

Elle ne dépend pas de l’alimentation des volailles.

Les œufs à coquille blanche : viennent de poules de races pures dites « type méditerranéen » comme la Brackel, la Leghorn blanche.

Les œufs à la coquille saumonée ou rosée : sont issus de races de poules « type méditerranéen » dans lesquelles un apport de sang de poule asiatique a été fait lors de la création de la race.

Les œufs à coquille brune : ils sont issus des races asiatiques.

Les œufs bleu-vert : proviennent de la poule Araucanas qui est originaire d’Amérique du Sud. Les œufs d’Araucanas ont la réputation de contenir peu ou pas de cholestérol.

Dans les études américaines, on a analysé la composition des œufs d’Araucanas avec ceux des Leghorn blanches. Les derniers résultats tentent de prouver que le jaune d’œuf des Araucanas contient plus de cholestérol que celui de Leghorn blanche.

Néanmoins, les tests ont été effectués sur de faibles échantillons : les différences notées ne peuvent pas être considérées comme significatives.

Retenons simplement que les œufs des poules Araucanas contiennent du cholestérol tout comme les autres œufs !

Que dire sur le jaune d’œuf ?
La coloration du jaune d’œuf est influencée par la nourriture des poules ; les fabricants d’alimentation industrielle pour volailles sont capables de fournir les produits pour obtenir toute une palette de couleurs « de jaune d’œuf » différentes.

Donnez aux volailles une nourriture de qualité, de la verdure, des fruits et des restes de la table, le jaune de l’œuf sera d’une belle couleur jaune orangé.

Qu’elle soit jaune foncé ou jaune pâle, la couleur de votre jaune d’œuf ne détermine ni sa fraîcheur ni sa qualité.

Si vous allez au marché avec vos enfants et que vous rencontrez un marchand fier de présenter les premiers poussins de l’année, il vous sera difficile de résister aux souhaits des enfants qui « fondront » devant ces petites boules de duvet. Vous craquerez peut-être vous-même ?



Vous avez acheté des poussins ?
Lors de l’acquisition des poussins, demandez au marchand quand sont nées ces petites boules de plumes.

Les poussins ne doivent recevoir aucune nourriture pendant les 36 à 48 heures suivant l’éclosion, car ils ont résorbé avant de naître une portion suffisante de jaune d’œuf (vitellus) pour se sustenter pendant ce temps ; l’absorption hâtive d’aliments (et boissons) provoque des troubles digestifs auxquels succède une diarrhée blanche souvent mortelle.

Le poussin a surtout besoin de la chaleur : pour leur confort, on utilise un haut carton que l’on place près d’une source de chaleur (un radiateur) ; les poussins se blottiront contre le côté le plus chaud. Après quelques jours, on éloigne progressivement le carton pour se retrouver au bout d’une quinzaine de jours à l’écart du radiateur (mais toujours avec une température ambiante de 20°) ; cette méthode peut convenir pour quelques poussins.

Si le nombre de poussins est plus important, vous pouvez aussi les accueillir sous une lampe à infrarouge normale, fournissant la chaleur et la lumière ; cette façon de faire est celle utilisée par beaucoup d’éleveurs, car elle est simple à mettre en œuvre.

Pratique de l’alimentation. Les poussins doivent être alimentés après les 36 à 48 heures.

Les repas doivent être fréquents, mais en petite quantité afin de ne pas surcharger l’estomac. Par cette pratique, les poussins se donnent de l’exercice ce qui est salutaire pour leur santé.

Personnellement, les 5 premiers jours je donne aux poussins un œuf cuit dur mélangé avec de la mie de pain légèrement trempée dans du lait, oignons et orties hachés avec un peu de poivre, et de la farine pour poussin à 20 % de protéines ; j’écrase le tout à la fourchette.

Il faut disposer cette préparation au sol sur du papier « essuie-tout » (le papier journal contient de l’encre).

Après 3 à 4 jours, on remplace insensiblement les œufs par des petites graines (millet…). On continue à multiplier les repas des poussins, et l’on vise toujours à leur faire chercher la nourriture, c’est pourquoi on répand de petites graines au sol ; en grattant, les poussins font une excellente gymnastique.

Après huit à dix jours, le froment, d’abord concassé, remplace en partie les petites graines ; sa composition indique suffisamment sa supériorité.

À partir de la 3e semaine, déposer la nourriture sèche dans les mangeoires

À la 4e semaine, donner la farine ou des miettes d’élevage à 18 % de protéines.

Cette ration, entièrement sèche, est suffisante lorsque l’élevage se fait sur des parcours herbés, car les poussins y récoltent des vers, des larves, des œufs de fourmis dont ils sont très friands. La chasse aux insectes leur ouvre l’appétit et développe leurs organes ; la verdure, par son action hygiénique et nutritive, active leur croissance (on peut les mettre dehors lorsque la température atteint 18° et par temps sec).

Les poussins élevés par cette méthode sont robustes, bravent les froids et les vents ; leur santé est florissante.

Si les parcours herbeux font défaut ou ne produisent pas suffisamment, il faut distribuer abondamment de la verdure. Certaines d’entre elles, comme les laitues, sont pauvres et laxatives, les feuilles de choux, des betteraves sont excellentes, ainsi que le mouron qui pousse en toute saison.

Les aliments secs ne seront bien utilisés que si le gésier remplit son rôle de broyeur ; il faudra donc mettre à la disposition de l’élevage une quantité de petit gravier ou des coquilles d’huîtres broyées. L’absence de corps durs dans le gésier peut être une cause sérieuse de mortalité.

À partir de la 12e semaine, ne donner aux poulets que des graines concassées de bonne qualité et beaucoup de verdure (35 % de leur alimentation). Pour la boisson, il faut absolument de l’eau fraîche disponible en permanence.

Maintenant, vous allez peut-être vous dire que pour quelques poussins, ce n’est pas la peine de faire tout ça ! À vous de voir, mais sachez qu’élever 5,15 poussins n’est pas plus difficile que 100, car les règles sont les mêmes. La chaleur, la nourriture, l’hygiène sont des critères indispensables à l’élevage de poussins.

Bonnes et joyeuses fêtes de Pâques à tous !

Retrouvez les conseils d’Odette Bienfait dans notre rubrique « petit élevage » dans notre magazine L’Esprit Jardin.

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