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Mais à qui sont ces étranges barquettes laissées dans la neige ?

par L'Esprit Jardin • 30,Janvier 2019 Suivez L'esprit Jardin

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À la fin de l’été, alors que l’écureuil descend plus fréquemment des cimes pour cacher ses provisions, ou au cours de l’hiver, lorsqu’il s’applique à les rechercher, il y a plus de probabilités de rencontrer sa patte. Ou plutôt… ses pattes ! Nous verrons que ce fieffé gesticulateur ne fait pas les choses à moitié quand il s’agit de marquer ses empreintes, mais il reste d’abord à ajouter que les périodes d’enneigement sont particulièrement favorables à la recherche de traces d’animaux, en règle générale.
N’hésitez pas à prendre le frais si vous souhaitez voir de vos yeux les passages familiers des animaux. Une expérience personnelle vaut bien un livre, parfois. Bref, il suffit de plonger au cœur du manteau blanc et d’y déchiffrer les voies tracées dans l’épaisseur de la neige.

Celles de l’écureuil ont pour première caractéristique qu’elles débutent toujours au pied d’un tronc pour disparaître au pied d’un autre arbre, le temps d’un atterrissage et de quelques prospections « écureuillesques ». Parfois même, si la neige a recouvert un pan de l’arbre, on pourra observer la descente en rappel qu’il a effectuée avant d’atteindre le sol. Ensuite, le déplacement se fait par bonds successifs espacés de 30 cm à un mètre, les voies étant composées de quatre empreintes immanquablement groupées.

Si les empreintes font un crochet au bord d’un étang ou d’une mare, à fleur d’eau, l’animal s’y sera probablement rendu pour étancher sa soif. Il est vrai que s’il assure une bonne partie de son hydratation par la nourriture qu’il ingère, il aime laper de temps en temps quelques gorgées d’eau fraîche.
Zoomons enfin sur ses étranges barquettes laissées dans la neige. La première impression qui vient à l’esprit en regardant cet étrange quatuor de traces, c’est que le jacquet semble marcher « à 10 h 10 », comme on dit.

Il place ses pattes postérieures bien écartées vers l’extérieur en avant des pattes postérieures (n’apparaissant d’ailleurs pas toujours nettement) qui se trouvent elles au centre du lot d’empreintes, légèrement déportées vers l’arrière. Les pattes antérieures souvent moins marquées que les postérieures sont composées de quatre longs doigts (le pouce étant très réduit) pourvus de griffes puissantes. L’empreinte mesure en moyenne 2 cm de large pour environ 4 cm de long (Dahlstrom - Bang, 2001). Dans la neige, comme sur la photo, il peut y avoir un certain recouvrement entre les mains et les pieds.

Au niveau des pattes postérieures, les cinq doigts sont présents, mais pas toujours visibles sur le substrat pour les doigts extérieurs. Les griffes sont longues également et la taille générale de la trace laissée atteint 5 cm de long. L’écureuil roux écarte bien les doigts en les posant, la largeur de l’empreinte postérieure sera de 3,5 cm de large en moyenne.



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