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L’abeille et le pollen

La tribu des pollinisateurs

Les plantes comptent sur le vent pour disséminer le pollen, mais les insectes réalisent le transport de celui-ci de façon « ciblée », ce qui est bien plus efficace. Les insectes pollinisateurs, à savoir essentiellement les papillons, les coléoptères, les mouches et les abeilles, transportent le pollen de fleur en fleur, attirés par le liquide sucré que la fleur sécrète pour les attirer (= le nectar). Ce déplacement physique du pollen est appelé pollinisation.

Le pollen est essentiel pour le développement de l’abeille ; celle-ci ne peut s’en passer sans devenir malade ou disparaître. C’est que l’abeille est résolument végétarienne, contrairement aux guêpes. C’est dans le pollen qu’elle trouve les acides aminés, les vitamines, les minéraux, et quelques lipides utiles à sa subsistance.

On a estimé qu’une colonie d’abeilles mellifères consomme annuellement entre 15 et 55 kilos de pollen. L’absence de fleurs est donc fatale pour elles et on peut affirmer, tout comme le professeur Frans Jacobs (Université de Gand), que la fragilisation des colonies d’abeilles est corrélée à la raréfaction des pollens des habitats anthropisés. Les chercheurs ont récemment démontré que la santé des colonies est proportionnelle à la variété des apports polliniques.

Or, les champs cultivés sont souvent devenus des déserts verts quand leurs abords ne sont pas vidés des plantes sauvages, rabaissées au rang de mauvaises herbes. Dès lors, les apiculteurs urbains qui, eux, bénéficient de réglementations bannissant les pesticides des parcs et îlots arborés prédisent la fin programmée des abeilles en dehors des villes.

S’ils ont raison, la ruralité a bien des soucis à se faire !

 

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