MonJardin.org
Souhaitez-vous recevoir des informations personnalisées sur votre jardin?
Vous avez déjà un compte MonJardin.org? Connecter
Inscrivez-vous gratuitement !

Conseils saisonniers pour préparer la saison des amours

Vue 285 fois
L'esprit Jardin par L'Esprit Jardin • 8,Avril 0218 Suivez L'esprit Jardin

Besoin de retour aux sources, envie de renouer avec les gestes de nos grands-parents qui élevaient leur basse-cour à la campagne, le tout sur fond de crise économique et de prise de conscience écologique : en quelques années, la poule est devenue un sujet très « tendance ».
Si les poules ne demandent pas énormément d’entretien, elles apprécient la routine.

Essayez donc d’en établir une rapidement :
– les sortir le matin,
– les nourrir et changer leur eau,
– bien veiller à les enfermer dans le poulailler le soir (pour éviter la visite du renard)
– et, surtout, passer un petit peu de temps avec elles, car elles apprécient la compagnie !

Pendant longtemps, l’élevage des poules s’est fait de façon traditionnelle et familiale.
La production couvrait seulement les besoins de la famille et du voisinage.
Aujourd’hui, je constate avec bonheur que l’élevage de volailles de races traditionnelles a de plus en plus la cote auprès des éleveurs.
Ce type d’élevage permet de contribuer à la sauvegarde de ces races, de respecter un savoir-faire ancestral et de goûter une chair au goût incomparable !

 

L’objectif de l’élevage
L’objectif de l’élevage de la poule reproductrice et du coq reproducteur type chair ou type ponte est de transmettre à leur descendance tous les caractères recherchés en gardant intact leur potentiel de reproduction.

1 Dans le cas de la reproductrice type chair, on cherche à obtenir des lignées ayant une bonne croissance, car la qualité de la chair des poulets dépend du rythme de celle-ci.
Afin de répondre aux différentes demandes du marché, l’aviculteur sélectionne des souches répondant à des critères de production précis.
2 Dans le cas de la reproductrice type ponte, on vise à transmettre une intensité de production élevée, une meilleure efficacité alimentaire et une bonne qualité des œufs.
Pour réaliser les performances souhaitées, il est impératif de mener une conduite rationnelle et attentive.

Pour la poule pondeuse, la vie de la reproductrice est divisée en deux périodes :
1 la phase d’élevage, qui débute le 1er jour et s’étend jusqu’à 22 à 24 semaines ;
2 la phase de reproduction, qui commence entre de 23 à 26 semaines.

 

La maîtrise des conditions d’élevage
En fonction de la qualité de production recherchée, l’aviculteur doit se conformer à des règles bien précises.

1. Les installations
Pour pratiquer l’élevage des volailles, les aviculteurs doivent respecter des conditions d’hygiène strictes.
Les installations doivent être adaptées avec une litière épaisse, une bonne ventilation, un contrôle de la température et de l’humidité.
Les volailles doivent disposer d’un espace en plein air et d’une surface au sol raisonnable dans les bâtiments.
Les élevages avicoles ont considérablement évolué ces dix dernières années afin de mettre en place et de pratiquer de meilleures conditions d’élevage, plus respectueuses des animaux, ce qui est fondamental pour leur bien-être.

2. L’alimentation
Fournir une alimentation saine et équilibrée à ses volailles contribue à la production d’individus sains.

3. Bien connaître sa race
En janvier, les jours rallongent et, tout doucement, la nature se réveille.
Dans le poulailler, les poules commencent à pondre et, déjà, nous pensons à préparer les prochaines couvaisons.

 

Voyons comment faire pour réussir.
Un bon éleveur doit connaître les caractéristiques de la race qu’il élève et tendre à respecter la description que l’on en donne dans le manuel généalogique du standard officiel.

Pour obtenir de bons résultats, il faut tout d’abord que les reproducteurs soient en bonne santé et sélectionnés.
Les mieux typés seront choisis et détenus séparément des autres. De cette manière, les œufs récoltés seront certifiés.
Plus les reproducteurs sont âgés, plus le taux d’éclosion diminue, mais les œufs sont plus gros. Des reproducteurs plus jeunes assurent un taux de fertilité plus élevé.

La mauvaise santé et une alimentation mal adaptée aux reproducteurs influencent négativement le taux de fertilité et d’éclosion.
Un reproducteur sera aussi sélectionné en rapport avec sa fiche sanitaire.
Tout sujet ayant contracté la coccidiose, le coryza ou autre maladie sera écarté pour la reproduction.
Dans un élevage, le bon départ est primordial : ce n’est pas au moment de la reproduction qu’il faut choisir les reproducteurs. Ceux-ci seront choisis très tôt, dès leur éclosion si possible.

Les prédestinés seront généralement les plus vigoureux (souvent d’ailleurs les premiers éclos) et sélectionnés au fur et à mesure lors des 2 premiers mois.
Pour ce faire, l’observation est essentielle et tous les critères doivent être pris en compte : activité du poussin, gésier bien rempli, doigts et prise de poids (à contrôler chaque semaine).

Les reproducteurs qui ont été sélectionnés dès le départ vous permettront d’obtenir du 1er choix et contribueront à obtenir de bons sujets l’année suivante.
En procédant de cette manière, le résultat sera bien meilleur que celui issu d’œufs de toutes les poules (bonnes ou mauvaises), qui donne de mauvaises éclosions ou des poussins chétifs.

Soyons positifs et essayons d’apporter un petit plus à notre élevage.
Pour que les reproducteurs soient en super forme : donnons-leur 1 poignée de graines germées (= 1 poignée pour 3 sujets) : utilisez des graines entières pour la germination. La graine germée peut être consommée dès le 2e ou 3e jour, à l’apparition du germe (= petit point blanc).
Le blé germé est la substance la plus riche en vitamine B1 : à poids égal, il en contient 10 à 20 fois plus que la viande.
Il contient des protides, glucides et tous les sels minéraux : calcium, cuivre, fer, sodium, zinc, ainsi que des vitamines B1, B2, B3, B5 et B9.
Il possède donc un potentiel énergétique élevé dû à une présence importante de protéines et de lipides et de glucides. La part de sucre est importante. Il est riche en fibres.

1 jour/semaine, huilons les graines avec de l’huile de foie de morue.
Distribuons des vitamines et des minéraux.
Donnons les restes de tables avec parcimonie.
Pour cette année, si nous n’avons pas le choix, essayons d’œuvrer avec le cheptel dont nous disposons tout en pratiquant une méthode plus rationnelle d’élevage.

En savoir plus sur L'Esprit Jardin »

Réactions

Il n'y a pas encore de réaction.

Connectez-vous pour placer une réaction